
Former la jeunesse franco-allemande
Les Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active
Fervents adeptes de l’éducation nouvelle, les Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA), nés en 1937, se développent rapidement en France grâce à leur formule innovante de stage de formation. Dans le cadre de la réconciliation entre la France et l’Allemagne, ils organisent dès 1948 des échanges franco-allemands, avant de former également des animateurs de rencontres binationales et de diversifier leur offre de formation en partenariat avec des associations d’outre-Rhin. Le succès de ces entreprises et la création d’autres associations soeurs en Belgique, en Italie et en Grande-Bretagne incite le mouvement à s’investir dans la construction d’une grande Europe unie et fraternelle, étendue, après la chute du Mur, à la Roumanie et la Tchécoslovaquie. De quels moyens disposent ces militants enthousiastes pour mettre en oeuvre leur projet ? L’éducation nouvelle peut-elle être un facteur d’unité et de paix ? Confrontés à de nombreux obstacles, affectés par de cuisants échecs, mais récompensés par de beaux succès, les CEMEA oeuvrent sans relâche à la construction d’un monde meilleur. L’étude inédite sur l’engagement international d’un mouvement d’éducation attaché à la laïcité, à la mixité et au brassage social apporte un nouvel éclairage sur la coopération franco-allemande et la construction européenne au cours du second XXe siècle.
Publié avec le soutien du prix de l'université du Val de Marne et du Centre d'histoire du XIXe siècle de Sorbonne Université
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