
Le film pluriel
Le destin naturel des films est d’être pluriels, de se voir diffusés dans plusieurs versions au cours de leur carrière en dehors même du doublage et du sous-titrage. Les films connaissent plusieurs montages soit dès l’origine du projet, soit ultérieurement en fonction des exigences de la distribution ou de la censure, d’altérations accidentelles, de restaurations successives, ou de leur adaptation à de nouvelles technologies, de nouveaux modes de diffusion ou de nouveaux publics. D’autres variantes affectent le format d’image, le format sonore, la couleur, le relief. Les versions ont des motivations artistiques, commerciales, idéologiques, religieuses, techniques, pragmatiques… Cet ouvrage aborde le remontage des films étrangers dans l’URSS des années 1920, la pléthore de versions concurrentes dans l’Espagne franquiste, les filmographies de Jean Vigo, Max Ophuls et Jacques Rivette, ou des films comme Ceux de chez nous de Sacha Guitry, Hamlet de Kenneth Branagh et Les Huit Salopards de Quentin Tarantino. Par-delà toutes ces singularités, il pose directement cette question : quels films voyons-nous ?
Publié avec le soutien du plan d’investissement « France 2030 » dans le cadre du programme IdEx de l’université Paris Cité (ANR-18-IDEX-0001), dans lequel le projet inIdEx ICCA s’inscrit, du laboratoire IRCAV de l’université Sorbonne Nouvelle et du laboratoire CERILAC de l’université Paris Cité
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